Nos auteurs & autrices

Victoire de Changy est née en 1988 à Bruxelles. Dans une moitié de vie, elle travaille et crie pour la poésie. Dans l’autre, elle écrit. Elle a publié deux romans, Une dose de douleur nécessaire (Autrement, 2017 et J’ai lu, 2018), finaliste du Prix Rossel, et L’île longue (Autrement, 2019 et J’ai lu, 2020), finaliste du Prix européen de Littérature, ainsi qu’un album pour la jeunesse, L’Ours Kintsugi (Cambourakis, 2019), finaliste du Prix Sorcières. En septembre 2019, elle devient la mère de Nour.

Katelijne De Vuyst étudia la philologie romane à l’université de Gand et la traduction littéraire à Anvers. Elle traduit des romans et de la poésie. Parmi les poètes qu’elle a traduits en français entre autres Charles Ducal, Roland Jooris, Els Moors, Paul Snoek, Carl Norac et Erik Spinoy.

Claire Lejeune (Havré, 1926 – Mons, 2008) est l’auteure d’une œuvre littéraire à la fois poétique, éthique et politique. Issue d’une famille modeste, elle échappe à son destin de femme au foyer à la faveur d’une expérience intérieure qui l’ouvre, à l’âge de 33 ans, à l’aventure de la création de soi par l’écriture. Poète passionnée, elle fut saluée par René Char ou Maurice Blanchot. Elle se tourne vers l’essai critique à la suite de sa rencontre avec les féministes québé- coises qui font d’elle une tête pensante de leur mouvement. Fémi- niste engagée, humaniste éclairée et polymorphe, extraordinaire animatrice de colloques relatifs à la pensée symbolique, elle fut l’âme de deux revues : les Cahiers internationaux de symbolisme et Réseaux. Photographe-plasticienne, elle a doublé sa pensée d’une représentation graphique, en jouant avec la lumière sur des négatifs qu’elle laissait se « dissoudre » jusqu’à l’abstraction. Intellectuelle de tout premier plan en Belgique francophone, elle reçoit en 1984 le Prix Canada-Communauté française de Belgique et, en 1995, le Prix Deneyer pour l’ensemble de son œuvre. Elle est reçue, le 6 juin 1998, à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

Paul Lockhart commence à s’intéresser aux mathématiques vers 14 ans (« en dehors des cours de maths », précise-t-il), il dévore des livres sur le sujet, avec une curiosité particulière pour la théorie analytique des nombres. Il quitte l’université après un semestre pour se consacrer aux mathématiques ; il subvient à ses besoins en travaillant comme programmeur informatique et instituteur. Avec le temps, il commence à travailler avec Ernst Strauss à l’UCLA où les deux hommes publient plusieurs articles. Strauss le présente à Paul Erdös, dont il devient finalement l’étudiant. En 1990, il obtient un doctorat de l’Université de Columbia ; il devient alors chercheur au MSRI de Berkeley et professeur adjoint à Brown. Il enseigne également à l’UC Santa Cruz. Ses thèmes de recherche principaux sont la théorie des formes automorphes et la géométrie diophantienne.
Après plusieurs années d’enseignement des mathématiques à l’université, Paul Lockhart finit par se lasser et décide de revenir à ses premières amours : donner cours à des enfants. Il devient instituteur à Saint Ann’s School, à Brooklyn, où, dit-il, « je m’amuse à enseigner la mathématique (la vraie) de façon subversive depuis 2000. »


Charlotte Van den Broeck (née en 1991) a fait des études de lettres à l’université de Gand et obtenu un master en Arts de la Parole au Conservatoire Royal d’Anvers. Sa poésie est avant tout performée ; sur scène, elle explore l’expérience et le dicible.
Noctambulations (Nachtroer, 2017), son deuxième recueil, a été nominé pour les prix de poésie VSB et Ida Gerhardt 2018. Son premier recueil, Kameleon (2015), a remporté le prix Herman De Coninck 2016.
Elle a participé à de nombreux festivals, et fait l’ouverture de la Foire du livre de Francfort 2016 avec Arnon Grunberg. Ses œuvres ont été traduites en français, anglais, espagnol et serbe.

En 2004, Delphine Lecompte débuta en anglais avec le roman Kittens in the Boiler, ensuite elle est passée à la poésie, qu’elle écrit dans sa langue maternelle. Son premier recueil De dieren in mij (2009, « Les animaux cachés en moi » ) fut couronné par le prix C. Buddingh et le Prix de Littérature de la Province
de la Flandre-Occidentale. En 2015 elle publia Dichter, bokser, koningsdochter ( « Poète, boxeur, fille de roi » , sélectionné pour le Prix de poésie VSB. Pour The Best of DELPHINE LECOMPTE (2018) elle choisit elle-même les plus grands succès de son œuvre, qui à ce jour, avec Vrolijke verwoesting (2019, « Destruction joyeuse » ) comprend neuf recueils. Je suis Delphine et on est mercredi est son premier recueil en français. À part « Savonnier dans le brouillard » et « Nous
sommes tous des épaves,... », qui sont issus de Vrolijke verwoesting (2019, De Bezige Bij, Amsterdam), tous les autres poèmes proviennent de The Best Of DELPHINE LECOMPTE. Gedichten. (2018, De Bezige Bij, Amsterdam).

Né le 4 novembre 1935 à Amsterdam, Willem van Toorn est romancier, poète, essayiste et traducteur (en particulier de Kafka et de John Updike). Sobre et teintée d’ironie, sa poésie explore
les « entrebâillements » de la réalité tout en montrant un grand attachement aux paysages et à la nature. En compagnie de son épouse Ineke Holzhaus, l’auteur partage son temps entre les Pays-Bas et un hameau du Berry, Le Petit Jouhet. L’essentiel de son œuvre est publié à Amsterdam chez Emanuel Querido ; Willem van Toorn vient d’ailleurs de consacrer une biographie à cet homme à l’occasion du centenaire de la naissance de sa maison d’édition.
Paul Pourveur est un dramaturge et scénariste belge à la double appartenance linguistique. Au départ scénariste pour le cinéma et la télévision, il a commencé à écrire pour le théâtre au milieu des années 1980.
Chaque œuvre est l’occasion d’une recherche singulière en vue de proposer une forme dynamitant de façon jouissive les thématiques traitées, qu’il s’agisse de la physique quantique (Aurore boréale), de la lingerie féminine (Le Coucher d’Yvette), de la guerre qui déchira l’ex-Yougoslavie (Décontamination) ou encore des rapports passion- nels entre hommes et femmes (White-Out, Bagdad Blues, Shakespeare is dead, get over it).
Il est également l’auteur de Marrakech (Hayez), de L’Abécédaire des temps (post)modernes (Espace Nord), de Survivre à la fin des grandes histoires (Lansman) et Des Mondes Meilleurs (Lansman).

Rebecca Elson était astronome. Ses travaux, qui portent principalement sur les amas globulaires, démêlent l’histoire des étoiles, de leur naissance à leur mort.
Née à Montréal, au Québec, dans une famille canadienne- américaine, elle étudie à Smith College, à l’Université de Saint Andrews, et à l’Université de Colombie-Britannique. Elle obtient son doctorat d’astrophysique à Cambridge, en Angleterre, grâce à une bourse d’études Isaac Newton. Ses premiers
poèmes paraissent alors qu’elle travaille à l’Institut d’études avancées de Princeton, tout en menant ses recherches au Centre d’astrophysique de Harvard. En 1991, elle retourne travailler sur les premières données de Hubble à l’Institut d’astronomie de Cambridge. Elle meurt à Cambridge en 1999, à l’âge de 39 ans.
Ce recueil de poèmes et de réflexions est l’œuvre d’une scientifique pour qui la poésie était un aspect nécessaire de la recherche, une pratique cruciale pour comprendre le monde et la place qu’on y occupe. Rebecca Elson était astronome, et elle était poétesse. Son travail l’a conduite jusqu’aux limites du visible et du mesurable.

Sika Fakambi traduit de la poésie, de la fiction et du théâtre. Elle a grandi au Bénin, entre Ouidah et Cotonou. En 2014, elle a reçu les prix Baudelaire et Laure Bataillon. En 2017, elle a créé la collection corp/us.

Maxime Coton est né en 1986. Longtemps multi-tâches. Se consacre désormais à la littérature sous différentes formes et divers supports car les livres sont nécessaires mais pas suffisants. Ecrivain, réalisateur, artiste numérique. Vit et travaille à Bruxelles. Dans son travail, il tente de trouver un équilibre entre poétique et politique.